Bali ne m’a pas emballée

Quoi de mieux que de partir à l’autre bout du monde quand on est pas au plus haut de sa forme ? Qu’à cela ne tienne, en août, je suis partie rejoindre mon meilleur ami, en plein tour du monde, à Bali en Indonésie.

« La chance d’aller à Bali ! », « comment  j’aimerais être à ta place », « il parait que c’est le paradis sur Terre ». Voilà le genre de phrase que j’entendais de la part de mon entourage. Je ne peux aujourd’hui pas dire que je regrette d’être allée à Bali, car c’était un voyage exceptionnel, mais de là à dire que c’est le Paradis sur Terre…

Bali, vue du temple Uluwatu
Bali, vue du temple Uluwatu

Bali, la polluée

Je n’imaginais pas le Paradis avec une forte odeur de carburant et de pots d’échappement. Pourtant, Bali c’est avant tout ça : d’impressionnants embouteillages laissant échapper ces odeurs désagréables.

Il faut dire qu’on a choisi le meilleur moyen de locomotion local, le meilleur au moins pour circuler correctement : le scooter. Mon ami conduisait et moi je me cramponnais à l’arrière.
Rouler en voiture à Bali n’est que pure folie, sauf si vous aimez resté immobilisé. Par contre, au guidon d’un scooter, il vaut mieux saisir rapidement le fonctionnement du code de la route. Ah non, pardon, il est inexistant !

Bref, une dizaine de jours, le nez dans les pots d’échappement mais à se faufiler entre les autres véhicules, à vadrouiller dans les petites rues et les coins paumés peu souvent arpentés par les touristes.

Le problème avec un scooter, c’est qu’on ne peut pas rouler des heures et des heures sans commencer à sentir les crampes affaiblir votre fesse droite ! En 10 jours, nous avons donc choisi d’explorer toute la partie Sud de l’île. Quand je dis « Sud », je parle de la partie qui commence dessous d’Ubud, jusqu’au bout de la péninsule Sud.

Bali, la touristique

L’ennui avec le Sud, c’est que c’est un peu trop touristique. Les touristes sont avant tout des surfeurs australiens, qui viennent glisser sur les vagues balinaises, proposant cette activité sportive bien moins chère que dans leur pays. Mais bien sûr, la petite île indonésienne attire également les touristes du monde entier.

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Adieu plages immaculées et beaux paysages naturels. Dans le Sud de Bali, il est difficile de se baigner. Les courants y sont assez forts, la baignade n’est pas recommandée mais les surfeurs s’en donnent à coeur joie.
Mais les plages touristiques aux forts courants signifient aussi absence d’eau bleue turquoise translucide. L’eau des plages de Bali (notamment celles de Kuta, Legian ou Semyniak) est grisate et froide.

Qui dit tourisme, dit boutiques. Dans les villes balinaises, vous pourrez voir des magasins à perte de vue. Des petites échoppes qui proposent de la camelote facile à négocier alternées de boutiques ‘en dur’ affichant des prix occidentaux, où il n’est pas possible de négocier. Et entre les boutiques, ça et là, vous verrez des temples hindouistes.

Bali, la religieuse

Si l’Indonésie est à dominante musulmane, l’île de Bali compte plus d’hindouistes. En allant à Bali, je m’attendais à visiter de splendides temples comme ceux que j’avais pu voir en Inde, au Rajasthan.

Et le problème était bien là : une fois qu’on a vu l’Inde, les temples balinais semblent bien moins attrayants. Et c’est le cas. Bien moins riches – architecturalement parlant- il est également impossible d’entrer dans ces lieux mystiques. On peut uniquement tourner autour. Encore une déception.

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Bali, la naturelle

A Bali, ont peut quand même trouver de splendides paysages, aussi impressionnants qu’apaisants. C’est le cas des rizières. Faire une promenade dans ces champs de riz permet de se ressourcer. Il y règne un silence imposant, le temps y a une dimension un peu particulière.

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IMG_7533Les amoureux des animaux seront aux anges. Si l’île regorge de chiens errants (mais pas abandonnés), de chats chétifs qui se prélassent au bord des routes, Bali permet de voir également des animaux un peu moins courants en France.

Je suis allée dans la Monkey Forest, à Ubud pour voir, comme son nom l’indique en anglais dans le texte, la forêt des singes. Il s’agit plus d’un zoo en semi-liberté qu’une véritable forêt, mais les primates y sont nombreux. Dès l’arrivée au guichet pour payer son billet, le ton est donné : les primates peuvent être agressifs. Une fille s’est fait mordre par l’un d’eux. A partir de là, hors de question pour moi d’en toucher un !

Et effectivement, il ne me faut pas longtemps pour comprendre le comportement des primates. Des minis bananes sont en vente à l’intérieur du zoo et les touristes s’amusent à nourrir les singes. En un rien de temps, les doigts peuvent être croqués. Car ils sont malins comme des singes, ces singes. Si certains touristes ne donnent pas à manger, ils n’ont pas non plus intérêts à laisser trainer quoi que ce soit. Lunettes de soleil perchées sur la tête, bouteilles d’eau à la main ou encore téléphones portables sont les cibles favorites des primates. Rapides, ils volent en un rien de temps, parfois de manière agressive, ces pauvres touristes.

Je me suis moi-même fait avoir : j’ai senti tout à coup quelqu’un me tirer en arrière. Un petit singe était en train de tirer sur le porte-clé accroché à mon sac à dos. Il l’a eu. J’étais vaincue.

Autre animal particulièrement captivant : j’ai vu pour la première fois une chauve-souris géante. Quand je dis géante, je parle d’une Bat haute d’au moins 40 cm. Sublime mammifère volant nocturne. Encore une fois, impossible de sympathiser avec la bestiole, simple mise en garde du propriétaire… At your own risk.

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Un voyage incomplet

Je reviens donc globalement déçue de Bali, cette île si paradisiaque… Mais pour être tout à fait honnête, mon périple a été incomplet. Pour des raisons pratiques et de timing, je n’ai absolument pas été roder du côté des hauteurs des montagnes et des volcans situés dans la partie Nord de l’île. Cette zone a pourtant l’air moins touristique et plus verdoyante.

Je n’ai pas non plus pris le bateau pour aller sur les îles Gili, qui elles, promettaient un petit coin de paradis.

Alors cette apparente déception tient compte des visites non exhaustives de l’île. J’aurai peut-être l’occasion d’y retourner un jour, pour terminer ce voyage sous le soleil indonésien !

Stéphanie

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3 réflexions sur “Bali ne m’a pas emballée

  1. Je ne suis pas vraiment d’accord avec cet article même si j’ai bien ri. La vision des choses est particulièrement négative et malheureusement pour toi, tu es restée dans les coins touristiques.
    Et ce sont d’ailleurs ces endroits qui cassent le charme de l’île.

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