Passengers : et vous que feriez-vous ?

passengersAllez, cette fois c’est la bonne, je me lance modestement dans la rédaction d’un article cinéma. Loin des grandes (et pas toujours compréhensibles) critiques de Télérama, je m’essaie timidement à la publication de mon avis sur le film Passengers, de  Morten Tyldum.

Pourquoi ce film comme première critique ? Tout simplement car c’est le premier que je suis allée voir en 2017 ! J’aurais pu donner mon humble avis sur Rogue One, que je suis juste allée voir deux fois, mais j’ai encore un peu peur de faire face aux puristes de Star Wars, ceux que l’on ne peut convaincre par les mots. Bref pour Rogue One, j’en resterai à « j’ai adoré », en gardant jalousement mes arguments pour moi.

Revenons donc à nos deux naufragés de l’espace, Jennifer Lawrence et Chris Pratt, mignons à souhait dans ce film de science-fiction romantique. Et si l’histoire m’a fait lever les yeux au ciel une ou deux fois par la « nianniantise » de certaines scènes, la question principale abordée dans le film était plutôt intéressante.

Alors que 5 000 passagers endormis ont entamé un voyage de 120 ans à bord d’un vaisseau spatial futuriste à destination d’une nouvelle planète pour une nouvelle vie, deux passagers se réveillent trop tôt – 90 ans avant d’arriver sur lardite planète. Ils réalisent très vite qu’ils doivent passer le restant de leurs jours sur le vaisseau, seuls – et qu’ils n’atteindront jamais la nouvelle planète. Parallèlement à une histoire d’amour naissante, ils s’aperçoivent rapidement que le vaisseau a été endommagé… et que les 5 000 passagers font face à un grand danger. C’te suspens !

ATTENTION SPOILER

Si le film raconte une histoire d’amour et résume les relations humaines, il est loin d’évoquer ce thème avec simplicité. Car notre chouchou Chris Pratt n’a pas le beau rôle dans ce film. Mais peut-on lui en vouloir et qu’aurions-nous fait à sa place ?

Lorsque le vaisseau traverse un champ de météorites, il subit quelques dommages. Heureusement, s’agissant d’un vaisseau futuriste, il parvient à s’auto-réparer, laissant seulement endommagé un caisson de survie en panne. Evidemment, celui de Chris Pratt (incarnant Jim Preston), qui se rend rapidement compte qu’il est le seul être vivant éveillé. Panique à bord, entrainant son flot de questions et d’actes désespérés dirigés par l’instinct humain : suicide, tentative de réparation du caisson, tentative d’atteindre un membre de l’équipage toujours endormi, résignation, etc.

Une année. Une année entière à errer seul dans cet immense vaisseau, fournissant certes activités diverses et nourriture, mais une année de solitude. Inévitablement, LA question, LE dilemme se pose : Jim Preston pense à réveiller un autre passager pour tromper sa solitude.  Doit-il le faire, au risque de « voler » la future nouvelle vie d’un des passagers ? Pourquoi le faire ? Est-ce légitime ? Est-ce pardonnable ? Est-ce compréhensible ?

Evidemment, si Jennifer Lawrence joue dans le film, vous vous doutez bien qu’il la réveille ELLE, s’en cachant dans un premier temps. Comment avouer l’inavouable surtout quand on est tombé amoureux ? Au bout d’un an, elle l’apprend par l’indiscrétion d’un robot-barman. Je vous laisse imaginer le drame. Ce couple qui ne se serait pas formé dans des conditions normales, se désaime immédiatement. Ecœurée, Aurora Lane (incarnée par Jennifer Lawrence) rejette immédiatement celui qui a volé sa vie, qu’elle a pourtant aimé durant 1 an.

Jusque-là, nous ne pouvons être qu’en accord avec elle, choqués par la décision et le comportement égoïste de Jim. Mais qu’aurions nous fait à sa place à lui ? Serions-nous restés seul au milieu de l’espace pour le restant de nos jours ?  Mouais.

La question de l’instinct, de l’adaptation est au cœur de ce film. L’être humain sait s’adapter quitte à faire de choses discutables (d’un point de vue social). Mais sans société, pas de règle. C’est ce qui arrive à Jim, qui est déconnecté de toute règle sociale, resté seul probablement trop longtemps. Car l’être humain est un être sociable, il n’est pas fait pour vivre seul.
Même notre héroïne Aurora en conviendra quand le danger menacera la vie de celui qu’elle adore détester. Cette dernière fera passer Jim du statut d’ennemi juré à être le plus cher de sa vie lorsqu’elle se rendra compte qu’elle peut le perdre…et restée seule à son tour pour le restant de ses jours.

Et oui l’être humain est égoïste et incohérent. Mais il sait s’adapter en toute circonstance. ET ça, c’est beau !

Bande-annonce en VO :

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